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(460) la vie d'un pédé

Tout commence dans le ventre d'une mère.
Quelques mois plus tard, tu nais.
Peut-être que t'as eu une enfance heureuse, mais dans la majorité des cas ça n'a pas été vraiment ça.
T'as surement eu un père absent et une mère surprotectrice.
Mais t'as toujours senti que t'étais différent des autres, t'avais pas de copains a l'école.
Tu t'es surpris a regarder les autres garçons d'un ½il tendre, pendant tes primes années.
Et puis un jour, t'as lu quelque part que regarder les autres garçons, c'est être pédé.
Tous les gens en cours avec toi disaient déja que c'était dégueulasse, que c'était pas naturel.
Et tu t'es caché. Tu t'es même peut-être refoulé.
T'arrivais pas a changer, malgré toutes tes prières. C'est comme ça, et ça ne s'explique pas.
Et t'as eu deux orientation de vie, soit tu t'es complètement coupé, soit tu t'es refoulé, pour plaire aux autres.
Parce que ces autres te culpabilisaient.
Comme il est destabilisant pour un enfant de se pas se sentir comme les autres.
Puis t'as pris en années, t'as commencé a le dire.
Et t'as commencé a avoir des problèmes.
Parce que la mauvaise personne l'a répété.
Parce que t'étais la personne qui portait atteinte aux m½urs, parce que t'étais pas celui qui rentrait dans le moule.
Et puis t'as eu ton bac, t'as voulu changer d'air.
La, t'aurais presque assumé, t'as rencontré des gens un peu comme toi. Qui avait presque vécu les mêmes choses que toi.
Eux aussi sont pédés.
T'es sorti en ville, t'es rentré dans un milieu.
T'as découvert ce que c'était que d'être pris pour un bout de viande. Mais tu t'en foutais un peu, après tout, ce n'est pas le cerveau qu'on suce.
T'as pris des risques, souvent, des fois, t'as été dégouté, tu t'es demandé ce que tu foutais, néanmoins t'as jamais arrêté.
Tu foires tes premiers partiels, parce que t'auras préféré t'user les fesses avec d'autres garçons que sur les bancs de la fac.
Tu finis tes études, tu rentres dans le monde professionnel.
Tes amis ne sont plus la, ils ont déménagé, ils t'ont pour la majorité oublié.
Mais tu te sens encore jeune et désirable, tu continues a sortir.
Et puis un beau jour, en te levant, tu as 30 ans.
Comme tout le monde sait, c'est l'heure du bilan.
Et tu te rends bien compte que ta plus longue histoire se chiffre en mois, et que construire quelque chose de durable entre pédés, ca relève du miracle.
Les jeunes te boudent parce qu'ils t'ont déja collé une étiquette de "trop vieux" ou de "pervers" dans le dos, et les autres mecs ne pensent guère plus qu'aux plans cul.
cette fois tu ne rencontres plus personne, tu t'ennuies.
Un autre jour, tu as 40 ans.
Ca va bientôt faire 10 ans que t'as rien construit, que t'as passé ta vie avec des futilités.
Que tout le monde t'a oublié.
Et cette prise de sang, ces résultats.
A trop faire le con tu as chopé le sida.
Incurable, intraitable.
Tu te coupes encore plus du monde.
Certains finiront en dépression, d'autres aurons de la chance.
Et tu te dis qu'en fait ta vie, t'es totalement passé a côté, de ton enfance jusqu'a maintenant...

# Posté le mercredi 04 juin 2008 18:12

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