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(461) La symphonie des mangeurs de verre.

La ou on l'entend le mieux, c'est Euralille.
Les hautes tours éclairées jour et nuit, la voie rapide urbaine qu'on surplombe et le centre ville a 5 minutes.
Ça ressemble a du verre pillé. Je n'ai jamais réussi a déterminer son origine.
Quelques suppositions ont jalonné mes nuits, quand je n'avais pas grand chose de mieux a faire que d'être sur le balcon de Christophe a fumer mon compte en banque.
Peut être un crissement de rail, la gare n'étant jamais très loin, la voie rapide et ses excès de vitesse récurrents. Ou tout simplement le "cri" de la ville ; des milliers de voix qui s'associent, du peuple qui fête quelque chose, au loin, des sanglots de victimes.
Enfin je n'ai jamais su précisément. Mais je sais que c'est encore une des rares choses que je trouve démentielle sans me poser de question.
Du plus profond de ma mémoire, je me souviens avoir toujours entendu ceci.
Quand j'étais gosse, a Rouen, que dans mon lit et le noir je savourais ce verre brisé, qui venait de la fenêtre, quand j'habitais chez mes grands parents, et que de la fenêtre du grenier ou je dormais, je voyais la zone industrielle, et ce cri qui venait de partout et de nulle part.
Même a Tourcoing, je l'ai entendu, ce bruit, que j'appelle symphonie.
(461) La symphonie des mangeurs de verre.
# Posté le vendredi 13 juin 2008 21:13

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