Et vous, voudriez vous connaître la date de votre mort ?...
Les premières minutes de ce film sont implacables. « Il a profité des derniers mois de sa vie, beaucoup plus que certains en toute une vie... », nous dit on en voix-off, tout en montrant des séquences grand-angle de paysages somptueux, cette introduction narrée pose les bases de ce qui sera pendant tout le long-métrage : assouvir toutes ses envies, réaliser tous ses rêves, sans jamais perdre les valeurs auxquelles on accorde de l'importance.
Il ne leur reste plus que 6 mois a vivre, l'apprend on vers le milieu du film, le coupable : un cancer, avec un taux de rémission extrêmement bas... La rencontre improbable entre le richissime et cupide propriétaire d'une chaîne d'hôpitaux, corrompu par l'argent et le sage, black, infortuné, mais d'une culture et d'une sagesse a toute épreuve. Amitié tout aussi improbable, dans les premières minutes du film, ou le dédain mutuel remplit leur chambre d'hôpital, pourtant richement décorée. La complicité finit enfin par naître, entre deux séances de chimiothérapie, une complicité de vieilles gens, ou les aventures individuelles donnent un peu de matière a nouer un lien.
L'épée de damoclès tombe. 6 mois, un an maximum, avec de la chance.
La meilleure idée de leur vie tombera aussitôt : « the bucket list », la liste des choses qu'ils aimeraient accomplir avant leur mort, inspiré d'un des ancien cours de philosophie d'un des personnages.
Quelques exemples : « rire aux larmes », « aider un pauvre par bonté », pour les plus profonds et d'autres, plus matériels, comme « sauter en parachute ». En somme, tout ce que les artistes, écrivains et philosophes, impatronisent de faire au moins une fois dans sa vie, afin de s'élever.
L'argent du gros propriétaire aidant, ils voyagent, se divertissent. Tout au long du film, on nous montre le rêve commun, du safari dans la savane jusqu'au pique-nique au sommet des pyramides égyptiennes.
Leur liste, l'accomplissement de soi serait il réduit a une simple liste de choses, rayées au fur et a mesure, inscrite sur un morceau de papier froissé ? Non, en effet, car leurs expériences dépassent passé et renouent avec les leurs...
Nombreuses sont les références mythologiques et religieuses, mettent un peu d'espoir dans le discours des deux personnages condamnés, approfondissent leur réflexion sur leur vie, leurs actions. Cette réflexion traverse même l'écran, on se surprends a réfléchir aux questions sans détour, a propos « du bien que l'on a fait a autrui » pour la plus flagrante.
Le jeu des acteurs reste simple, très crédible, sans fioritures, sans compromis
En bref, de belles images, une belle morale, de belles valeurs. On pourrait peut être même dire un apologue de la richesse mentale, qui dépasse le stade individuel : il touche toute leur famille, toutes leur connaissances, réparent les erreurs du passé. Et sortir de la salle obscure avec une petite larme...
A voir.